Close Menu

    Restez informé de l’actualité de l’IEB

    Recevez nos dernières actualités, les annonces de nouveaux cours, conférences et publications directement dans votre boîte mail.

    loader

    Adresse email*

    Prénom

    Nom

    Facebook Instagram LinkedIn X (Twitter) YouTube
    • Revenir à la page d’accueil
    Facebook Instagram LinkedIn X (Twitter) YouTube
    Institut d’Études Bouddhiques
    Faire un don
    • Découvrir
    • S’informer
      1. Actualités
      2. Articles de l’IEB
      3. Dossiers thématiques
      4. Ressources documentaires
      5. Bibliothèque idéale
      6. Les cahiers bouddhiques
      7. Voir tout

      Un témoignage rare : « L’esprit et la voie » d’Ajahn Sumedho

      Japon : un bodhisattva androïde officie à Kyōto

      Cambodge : les bhikkhu contre la déforestation

      Chine : l’enjeu du bouddhisme…

      Rôle et fonctions du rituel dans la pratique bouddhique

      L’école tantrique japonaise du Shingon

      Comprendre les « préceptes » : Cinq préconisations pour « méditer » en action

      Buddha, Dhamma, Saṅgha, Prendre refuge dans les trois Joyaux

      La mort, et après ?!…

      Vipassanā : « le chemin le plus court » selon l’ancienne tradition lao

      Le canon pâli, tout une histoire…

      Lumbini : lieu de naissance du Buddha

      Annuaire géolocalisé des centres bouddhistes

      Glossaire des principaux termes bouddhiques

      À écouter sur France Culture

      « Sagesses bouddhistes » – une sélection…

      Manuel de bouddhisme Tomes I, II, III

      Le Bouddhisme, une philosophie du bonheur ? Douze questions sur la voie du Bouddha

      Dictionnaire encyclopédique du bouddhisme

      Le Bouddhisme : enseignements, histoire, pratiques – Peter Harvey

      Les cahiers Bouddhiques n° 1

      Les cahiers Bouddhiques n° 2

      Les cahiers Bouddhiques n° 3

      Les cahiers Bouddhiques n° 4

      Annuaire géolocalisé des centres bouddhistes

      Rôle et fonctions du rituel dans la pratique bouddhique

      L’école tantrique japonaise du Shingon

      Comprendre les « préceptes » : Cinq préconisations pour « méditer » en action

    • Nos cours
    • Nos publications
    • À propos de l’IEB
      • L’Institut d’Études Bouddhiques
      • La charte éthique
      • Notre glossaire des termes bouddhiques
      • Notre annuaire des centres bouddhistes
      • Faire un don
      • S’inscrire à la newsletter
      • Questions fréquentes (FAQ)
      • Nous contacter
    Institut d’Études Bouddhiques
    Accueil - Espace adhérent - Le canon pāli
    Espace adhérent

    Le canon pāli

    Institut d'Études BouddhiquesPar Institut d'Études Bouddhiques26 minutes de lecture
    Tipitaka thai
    Le Tipiṭaka dans son édition imprimée en Thaïlande au début du XXe siècle
    Partager
    Facebook LinkedIn Twitter WhatsApp Email

    Présentation et traductions disponibles

    Le Canon pāli se compose de « trois Corbeilles » (ti-piṭaka) :

    • le Vinaya-piṭaka, Corbeille des règles de vie (étymologiquement, vinaya exprime l’idée de « ce qui empêche de sortir du Chemin »)
    • le Sutta-piṭaka ou Suttanta (cette seconde expression est plus fréquemment employée dans le Theravāda), Corbeille des Enseignements (étymologiquement, le terme sutta exprime l’idée de « ce qui a été bien dit »)
    • l’Abhidhamma-piṭaka, Corbeille de la Doctrine supérieure ou, plutôt, de la Réalité complète (le préfixe abhi– exprime l’idée d’une totalité et, secondairement, d’une supériorité ; dhamma peut être traduit par Réalité aussi bien que par Enseignement – amenant à l’expérience de cette réalité), qui regroupe des traités commentant et développant les enseignements du Suttanta.

    Tipitaka thaiDans son édition imprimée en Thaïlande au début du XXe siècle, les quarante volumes du Canon pāli occupent les quatre rayonnages d’une petite bibliothèque.
    La première étagère du haut accueille le Vinaya-piṭaka. Les deux étagères du milieu, le Suttanta ; la quatrième étagère du bas, l’Abhidhamma-piṭaka.

    Le Vinaya-piṭaka

    Il se présente en trois ou cinq parties – selon que l’on subdivise ou non les deux premières en deux sous-parties, ce qui est traditionnellement le cas, quoique de manière assez arbitraire : 

    • Suttavibhaṅga (I)
      • Pārājika (1)
      • Pācittiya (2)
    • Khandaka (II)
      • Mahāvagga (3)
      • Cūḷavagga (4)
    • Parivāra (5 – III)

    Le Suttavibhaṅga est homogène : après un chapitre introductif, le Verañjakandam – dans lequel est exposé un enseignement du Buddha sur les raisons et les circonstances expliquant la nécessité de promulguer des règles de conduite pour la communauté –, les règles elles-mêmes sont exposées en 7 sous-parties concernant les bhikkhu, suivis de 7 concernant les bhikkhunī ; une 8e sous-partie, présente dans le seul bhikkhu-vibhaṅga, expose deux règles dites « indéfinies ».
    Chaque règle est présentée par un sutta qui en précise l’origine : un bhikkhu ou une bhikkhunī commet une « erreur » qui incite le Buddha à édicter une règle. Celles-ci ne sont pas présentées par ordre chronologique mais en fonction de leur gravité (garukāpatti : grave offense [cf. Lat. gravis] et lahukāpatti : légère offense [cf. Lat. levis]) et de leurs conséquences : « incurables » (atekicchā) ou « curables » (satekicchā) ainsi que des procédures à mettre en place par la Communauté : reconnaissance de la faute (ou « confession »), mises à l’épreuve / probation et, finalement, réintégration formelle.

    Le second ensemble comporte vingt-deux Khandhaka (« division, chapitre »), les dix premiers réunis dans le Mahāvagga, les douze suivants dans le Cūḷavagga.
    Le premier et les trois derniers sont des récits – 1 : Comment le Buddha connut l’Eveil et comment se constitua la Communauté des premiers bhikkhu ; 20 : Comment fut constituée la Communauté des bhikkhunī ; 21 : Récit du 1er « Concile » (saṅgīti) ; 22 : Récit du 2e « Concile » –, les dix-huit autres Khandhaka exposent des règles concernant l’organisation de la vie communautaire : cérémonie de l’uposatha, retraite de saisons des pluies (vassa), comment traiter les bhikkhu malades, cérémonie de kathina (remise de nouveaux tissus pour la fabrication des civara ou « robes »), détail des cérémonies de « mises à l’épreuve » et de « réintégration » des bhikkhu fautifs, etc.

    Enfin, le Parivāra se présente comme une sorte de « manuel » réparti en dix-huit sections à l’usage des bhikkhu nouvellement « ordonnés » et des « novices » (samanera).

    Le Suttanta ou Sutta-piṭaka

    Il se divise en cinq grands recueils ou volumes (nikāya) regroupant plusieurs dizaines ou centaines de sutta …

    • Dīgha-nikāya : 34 sutta de taille « longue » (dīgha)
    • Majjhima-nikāya : 152 sutta de taille « moyenne » (majjhima)

      Les sutta de taille « courte » se répartissent entre les deux volumes suivants :

    • Saṃyutta-nikāya : 2.889 sutta, répartis en 56 « regroupements » (saṃyutta) thématiques
    • Aṅguttara-nikāya : de 2.300 à 9.500 sutta (selon le décompte choisi ; généralement très courts et répétitifs, selon les éditions, plusieurs peuvent être réunis en un seul…), répartis selon une classification numérique (qui traite 1 sujet, 2 sujets, 3 sujets, 4 sujets…) « progressive » (aṅguttara), répartis en 11 sections (nipāta), de 1 à 11 sujets.
    • Khuddaka-nikāya : 15 ou 18 œuvres d’ampleur très diverse – même si le titre du volume évoque une taille « plus petite » (khuddaka), sans doute par rapport aux 4 premiers nikāya considérés comme un ensemble. Il s’agit d’une anthologie d’œuvres ou très anciennes, ou très tardives, dont la forme ou les sujets ne permettaient pas de les inclure dans les 4 premiers nikāya…

    Une présentation plus détaillée est proposée ci-dessous, dans la partie « Traductions« 

    L’Abhidhamma-piṭaka

    Les sept « Traités » de l’Abhidhamma-piṭaka peuvent être divisés en trois ensembles : cinq traités d’analyse (vibhaṅga), un traité de synthèse (paccaya) et un traité polémique, le Kathāvatthu.
    Dans leur présentation actuelle, ils se succèdent de la manière suivante :

    1. Dhammasaṅgaṇī (« Enumération des Phénomènes »)
    Ce livre énumère l’intégralité des 82 paramattha dhammā (« phénomènes [ou « éléments réels »] ultimes »), répartis en quatre ensembles :
       – cetasika : 52 « facteurs mentaux », se produisant selon de multiples combinaisons
       – citta : 1 « état mental » (subdivisable en 89 ou 121 « états mentaux » secondaires)
       – rūpa : 4 éléments physiques primaires + 24 phénomènes physiques dérivés = 28
       – nibbāna : le seul « phénomène » non-conditionné

    2. Vibhaṅga (« Analyses »).
    Ce livre poursuit l’analyse de la Dhammasaṅgaṇī sous la forme d’un catéchisme avec de nombreuses références au Suttanta.

    3. Dhātukathā (« Référence aux éléments »)
    Une reprise du contenu des deux livres précédents, en 18 dhātu, présentée sous la forme de questions-réponses.

    4. Puggalapaññatti (« Description des personnalités »)
    Description des différents types de personnalités (puggala). Cette approche distinctive permet notamment de fournir les sujets d’entraînement appropriés à chaque type de personnalité.

    5. Kathāvatthu (« Points de controverse »)
    Ce livre énumère, répartis en 23 chapitres, 219 thèses jugées hétérodoxes par le Theravāda. Les premiers livres sont attribués à Moggaliputta Tissa et auraient été collectés à l’occasion de la troisième saṅgīti de Pāṭaliputa. Les derniers livres évoquent les thèses des autres « écoles » cinghalaises.

    6. Yamaka (« Paires »)
    Une présentation analytique, sous forme de questions-réponses, de concepts présentés dans les livres précédents, afin d’éliminer tout doute ou ambiguïté dans l’emploi des termes « techniques ».

    7. Paṭṭhāna (« Relations »)
    Le livre le plus imposant de tout le Tipiṭaka décrit les 24 paccaya ou types de « relation de conditionnalité » des dhammā présentés dans la Dhammasaṅgaṇī, représentant ainsi la totalité des expériences possibles.

     

    Traductions

    Le Vinaya-piṭaka n’a jamais fait l’objet d’une traduction en français, ni complète ni partielle…
    Seul, deux volumes du Suttanta (Dīgha-Nikāya et Majjhima-nikāya) et des extraits des trois autres ont été traduits en français.
    En revanche, il existe des traductions complètes, en anglais, du Vinaya-piṭaka et du Suttanta.
    L’Abhidhamma-piṭaka n’a jamais été traduit dans sa totalité, même en anglais…

    Nous présentons donc, ici, les traductions du Suttanta…

    Vous trouverez des traductions françaises, sur Internet, d’un choix de textes, sur les trois sites :

    => Sutta central (« Early Buddhist texts, translations, and parallels ») : https://suttacentral.net/
    => Buddha-vacana (« Parole du Buddha ») : http://www.buddha-vacana.org/fr/index.html
    => Portail sans porte du Canon pali : http://www.canonpali.org/index.html

    Dhīga-nikāya

    Le Dīgha-nikāya comprend 34 sutta (« bien-dits ») du Buddha et de ses principaux disciples. Il se divise en trois vagga, « division » ou « section » qui regroupent respectivement 13, 10 et 11 sutta : le Sīlakkhandha-vagga : « division des éléments de la discipline », le Mahā-vagga : « Grande division » et le Pāthika-vagga : « division augmentée ».

    Ce nikāya semble largement dominé par un esprit de « propagande » visant à assurer au buddha-sasana (les « prescriptions du Buddha ») sa place au sein de la société de son temps, notamment par la critique systématique des autres courants spirituels (notamment du brahmanisme et non sans un certain humour, parfois « vachard »…) ou l’affirmation répétée de la supériorité personnelle du Buddha. Les sutta qui le composent sont le résultat de compilations-combinaisons d’enseignements, de thèmes et d’anecdotes variés – qu’on trouvera sous des formes plus simples dans les autres nikāya, notamment des « petits » discours – réunis et scénarisés pour aboutir à de larges fresques, descriptives ou explicatives, dont l’effet sur les auditeurs devait être proprement « magistral » ! Le but est de convertir le public des auditeurs, ce qui constitue d’ailleurs la conclusion d’un grand nombre de ces textes…

    Il n’existe à ce jour qu’une seule traduction complète en français, de Mōhan Wijayaratna (3 volumes) – éd. LIS, 2007
    Cette édition du Dhīga-nikāya est disponible à la bibliothèque du CIDEB (cote : 21.22-DIG ; n° 0912, 0914, 0915)
    Elle peut aussi être achetée auprès du Centre Bouddhique International,
    7 rue Cité Firmin-Bourgeois, 93350 Le Bourget – Tél. 01.48.35.37.61 ou 06.65.04.55.70
    courriel : centrebouddhique@yahoo.fr.

    Une traduction partielle, du seul Sīlakkhandha-vagga (« division des éléments de la discipline »), a aussi été publié dans une traduction de Jules Bloch, Jean Filliozat et Louis Renou, sous le titre de Tipitaka, Canon Bouddhique Pâli. Texte et traduction. Suttapitaka, Dîghanikâya. Tome I, fascicule 1, éd. Adrien Maisonneuve, Paris, 1949.
    Cette édition du Dhīga-nikāya est disponible à la bibliothèque du CIDEB (cote : 21.22-DIG ; 2 exemplaires n° 0919, 0926)

    Majjhima-nikāya

    Le Majjhima-nikāya comprend 152 sutta du Buddha et de ses principaux disciples. Il se divise en trois pannāsa (« ensemble de 5 », car divisés chacun en 5 vagga ou « sections » de 10 sutta – sauf le dernier qui en comprend 12), successivement : mūla (« racine »), majjhima (« médian ») et upari (« ultime »). L’intitulé des vagga reprend souvent le titre du premier sutta ou la caractéristique principale des enseignements qui y sont rassemblés.

    Ce nikāya semble plus tourné vers la Communauté bouddhique elle-même. Il est souvent considéré comme le nikāya « quintessentiel » de l’enseignement du Buddha car il aborde, de façon complète et équilibrée, l’entièreté des différents aspects de la doctrine et de la pratique ; son étude est donc particulièrement recommandée aux nouveaux bhikkhu, pour leur instruction fondamentale. Le Majjhima-nikāya offre lui aussi une certaine scénarisation des enseignements, mais de façon moins « magistrale » que dans le Dīgha-nikāya, qui se révèle souvent d’une plus grande humanité ou familiarité, ce qui convient bien à de « nouveaux fidèles ». Sa lecture en est aussi souvent beaucoup plus aisée et agréable…

    Il n’existe à ce jour qu’une seule traduction complète en français, de Mōhan Wijayaratna (5 tomes), Éditions Lis, 2009-2011
    Cette édition du Majjhima-nikāya est disponible à la bibliothèque du CIDEB (cote : 21.22-MAJ ; n° 0930, 0931, 0932, 0933, 0934)
    Cette édition du Majjhima nikāya peut être achetée auprès du Centre Bouddhique International,
    7 rue Cité Firmin-Bourgeois, 93350 Le Bourget – Tél. 01.48.35.37.61 ou 06.65.04.55.70
    courriel : centrebouddhique@yahoo.fr.

    Le traducteur Christian Maës propose néanmoins aussi trois anthologies des sutta les plus importants et les plus connus de ce nikāya, qu’il met à disposition gratuitement au format PDF :
    1 – Les empreintes d’éléphant et 30 autres récits (télécharger le document) ; cette publication est aussi disponible à la bibliothèque du CIDEB.
    2 – La vision juste et 30 autres récits  (télécharger le document)
    3 – La raison fondamentale et 18 autres récits  (télécharger le document)

    Saṃyutta-Nikāya et Aṅguttara-Nikāya

    Saṃyutta- et Aṅguttara-nikāya sont d’un style plus « secs » que le Dīgha– ou le Majjhima-nikāya… Nombre des petits sutta qui les composent ne donnent qu’une très brève indication, voire aucune, sur le ou les auditeurs auxquels ils sont destinés. On considère qu’ils s’adressent à des personnes déjà membres confirmés de la Communauté et même suffisamment engagés dans la pratique pour pouvoir aborder des subtilités plus grandes de l’enseignement.

    Le Saṃyutta-nikāya présente une organisation thématique et déjà systématique qui semble avoir une double vocation : permettre aux spécialistes de l’enseignement de clarifier les points les plus subtils de la Doctrine, à destination d’auditeurs déjà bien avancés, et offrir aux méditants disposant déjà des réalisations fondamentales d’approfondir leur vision et de pouvoir ainsi progresser jusqu’à la réalisation finale du nibbāna. Par son aspect relativement théorique, le Saṃyutta-nikāya complète le Majjhima-nikāya, dont il est comme le degré supérieur, mais il se présente aussi comme le précurseur ou l’embryon de l’Abhidhamma.

    L’Aṅguttara-nikāya, de son côté, offre un aspect plus « pratique », dans les deux sens du mot : son organisation par numération offre un catalogue aisément utilisable pour le bhikkhu prêcheur recherchant des thèmes pour ses sermons et les thèmes abordés, moins théoriques, présentent en bien plus grand nombre les aspects très concrets (voire plus « humains ») de la pratique elle-même, qu’elle concerne les méditants les plus avancés ou les dévots les plus ordinaires. Ce nikāya est d’ailleurs celui qui contient le plus d’instructions aux maîtres de maison et tout particulièrement aux plus basses castes de la société… Du point de vue de la pratique, l’Aṅguttara-nikāya offre aussi des instructions qui ne figurent pas dans les formules classiques « standard » employées dans les autres nikāya , offrant ainsi de nouveaux angles d’approche sur la « méthode » bouddhique – voire des version plus archaïques…

    Le traducteur Christian Maës propose une anthologie de sutta extraits uniquement du Saṃyutta-nikāya, qu’il met à disposition gratuitement au format PDF  (télécharger le document)

    Khudakka-nikāya

    Le Khudakka-Nikāya comprend 18 oeuvres de style et de thèmes extrêmement divers… Ce dernier recueil, un peu « fourre-tout », rassemble quelques-unes des œuvres les plus anciennes du canon bouddhique, comme les recueils du Sutta-Nipāta, les Thera-gātha et Therī-gātha – recueil des « proclamations d’Eveil » des disciples direct(e)s du Buddha, hommes (thera) et femmes (therī) -, des recueils qui sont certainement parmi les plus populaires des pays bouddhistes d’Asie du sud-est, comme le Dhammapada (« les Stances de la loi ») ou les Jātaka (récits des « Vies » antérieures du Buddha), et enfin les textes les plus récents de ce canon – Buddhavaṃsa et Cariyāpiṭaka, qui exposent la vie des Buddha et leurs pratiques des pāramī (autrement dit : la Voie du boddhisatta…), selon la tradition du Theravāda…
    Les trois derniers livres de ce recueil – Nettippakarana, Petakopadesa et Milindapañha – qui sont des oeuvres d’exégèse et plutôt des traités que des sutta, ne sont considérés comme « canoniques » que dans les deux seules versions birmane et thaïe du canon pāli, et non pas dans sa version cinghalaise, qui les considèrent comme « para-canoniques »…

    1 – Khuddakapatha – « Courts passages » – constitue une très brève collection de neuf textes et a peut-être été conçue comme une introduction pour les novices. Il s’agit, notamment, de textes de pūjā (« rituel ») comme la formule de « prise de refuge » (saraṇattaya) et de « prise des préceptes » (dasasikkhāpada), des textes de « bénédiction » (paritta) comme le Metta-sutta, le Maṅgala-sutta et le Ratana-sutta et d’autres sur l’importance des « actions bienfaisantes » (puñña).
    Il n’en existe pas de traduction française complète… mais une traduction anglaise est accessible sur le site « Sutta Central« .

    2 – Dhammapada – « Versets de la Loi » – est, sans conteste, l’un des recueils les plus célèbres de la littérature bouddhique ! Il en existe diverses versions – en pāli, en sanskrit, et en traductions chinoises et tibétaines – qui présentent quelques variantes. Le Dhammapada pāli regroupe 423 stances ou strophes de 2 ou 3 vers, rassemblées en 26 vagga ou « sections », le plus souvent en fonction de leur thématique (« Le mal », « Le Soi », « L’esprit », « La vieillesse », « le Buddha », « Le bhikkhu« , « Le brahmane »…), mais aussi de leur forme (« Les versets en doublets ») ou d’une métaphore commune (« L’éléphant », « Les mille », « Les fleurs »…).
    C’est un des recueils du canon qui a été le plus traduit…
    On recommandera notamment trois traductions effectuées directement à partir du pāli :
    => une traduction française publiée dans les « Bulletins de l’Ecole Française d’Extrême-Orient » (Dhammapada. Texte et traduction, P. S. Dhammarama – PDF à télécharger – BEFEO, 1963 – Volume 51, Numéro 2 – p. 237 – 319 ).
    => la traduction de Jean-Pierre Osier, particulièrement intéressante pour son appareil critique (Dhammapada – Les Stances de la Loi ; Le Bouddha, édition GF-Flammarion, Paris, 1997 – sur Amazon ; ce livre est disponible au CIDEB – Bibliothèque de l’IEB)
    => la traduction collective du centre de Gretz qui, bien qu’ancienne et parfois même un peu « vieillotte », a l’avantage d’être bilingue ( « Les dits du Bouddha – Le Dhammapada« , édition Albin Michel, coll. « Spiritualités vivantes », Paris, dernière édition de 2004  – sur Amazon ; ce livre est disponible au CIDEB – Bibliothèque de l’IEB)
    De nombreuses autres traductions existent, mais trop souvent effectuées à partir de l’anglais ; traductions de traductions, elle s’éloignent de l’original… parfois jusqu’au contre-sens !
    Pour une introduction générale à cet ouvrage, on pourra consulter l’émission de « Sagesses bouddhistes » qui lui a été consacrée, avec Dominique Trotignon (http://www.dailymotion.com/video/xj9a45_sagesses-bouddhistes-les-stances-du-dhammapada_webcam)
    Il est aussi intéressant de consulter les « Commentaires » du Dhammapada, qui permettent de connaître les circonstances dans lesquelles les stances ont été prononcées par le Buddha.
    Une présentation en français du texte et des Commentaires, Trésor de Vérité – Dhammapada – Avec récits et commentaires, est disponible depuis 2017 et peut être achetée auprès du Centre Bouddhique International (7 rue Cité Firmin-Bourgeois, 93350 Le Bourget – Tél. 01.48.35.37.61 ou 06.65.04.55.70 ; courriel : centrebouddhique@yahoo.fr) ; ce livre est disponible au CIDEB – Bibliothèque de l’IEB.
    On peut aussi consulter : Tipitaka.net (site en anglais).

    3 – Udāna – « Paroles inspirées » – comporte 80 textes répartis en 8 vagga ou « sections ». Chaque texte se compose d’un court récit en prose donnant le contexte dans lequel le Buddha a prononcé une « parole inspirée » – généralement une stance de 2 ou 3 vers (comme dans le Dhammapada). Certains chercheurs voient dans ce recueil le plus ancien, voire la matrice de toute la littérature canonique – qui n’en serait qu’un développement ultérieur et systématique…
    Il n’existe aucune traduction complète en français ; on trouvera quelques textes traduits, à partir de l’anglais (et renvois à des traductions anglaises des textes non traduits en français) sur : http://www.canonpali.org/

    4 – Itivuttaka – « Ainsi a été dit » –, une collection de 112 courts discours, tire son nom de la phrase d’ouverture de chacun de ses discours: « ainsi (iti) a été dit (vuttaṃ) »… par le Buddha. La collection est attribuée à une « fidèle laïque » (upasīka) nommée Khujjuttara, qui travaillait au palais du roi Udena de Kosambi comme suivante de l’une de ses reines, Samavati. Comme la reine ne pouvait quitter le palais pour entendre les discours du Buddha, Khujjuttara y allait à sa place, mémorisait ce qu’avait dit le Buddha, et revenait alors au palais pour enseigner à la reine et à ses dames de compagnie. Pour ses efforts, le Buddha cita Khujjuttara comme étant la première de ses disciples « maîtresses de maison », en matière de connaissance. Même si les discours de l’Itivuttaka couvrent de nombreux sujets, ils se rattachent tous à un thème commun : les conséquences de nos actions (kamma).
    On en trouvera une traduction complète en français, à partir de traductions en anglais, sur le site : http://www.canonpali.org/

    5 – Sutta-nipāta – « Collection de sutta«  – comprend 71 sutta réunis en 5 vagga ou « sections ». Un très grand nombre d’entre eux se présente sous la forme de stances versifiées, au style très archaïque, et la plupart des chercheurs voient en ce recueil l’un des plus anciens du Canon. On y trouve une présentation « ancienne » de la plupart des points fondamentaux de la doctrine bouddhique, sous une forme assez différente de leurs versions les plus courantes, plus récentes… La pratique y est surtout celle de samaṇa, des ascètes forestiers itinérants, et non celle – plus fréquente désormais – de bhikkhu, résidant dans des « demeures » (vihāra).
    Les deux derniers vagga – Atthakavagga et Pārāyanavagga – insistent particulièrement sur l’aspect négatif de l’ascétisme, tel que pratiqué dans les autres groupes de tendance brahmanique, ainsi que sur la nécessité de rejeter les opinions, et d’éviter toute discussion d’ordre métaphysique. La présentation des « entraînements spirituels » (bhavana) insiste aussi davantage sur la pratique des « absorptions » (jhāna) du « calme mental » (samatha) – notamment sur la « sphère du Néant » – beaucoup plus que sur le développement de la « vue pénétrante » (vipassanā). Ces deux vagga sont aussi l’objet d’un commentaire de type abhidhamma – sans doute l’un des plus anciens… – inclus dans le Khudakka-nikāya : le Niddesa (voir ci-dessous n° 14). Cela indique sans doute le caractère très ancien de ces textes…
    On trouvera une traduction du Sutta-nipāta (presque…) complète en français, à partir de traductions en anglais, sur le site : http://www.canonpali.org/

    6 – Vimānavatthu – « Histoires des demeures (célestes) » – regroupe 85 récits répartis en 7 vagga ou « sections ». Ces récits évoquent les renaissances dans les « demeures célestes » de personnes ayant accompli, durant leur existence humaine, des actions « bienfaisantes » (puñña). Les quatre premiers vagga sont consacrés aux divinités féminines, les trois derniers aux divinités masculines.
    C’est le Vénérable Mahā Moggalāna – qui peut visiter les domaines des deva grâce à ses « pouvoirs miraculeux » issus de la pratique des jhāna – qui raconte ces histoires (telles qu’elles lui ont été narrées par les deva concernés) au Buddha, qui les confirme en ajoutant quelques détails supplémentaires. Ces discours évoquent le bénéfice des « actions bienfaisantes » (puñña) mais ont aussi pour but de réfuter l’idée erronée de ceux qui croient que rien n’existe après cette vie (les annihilationnistes) et de ceux qui soutiennent qu’il n’y a pas d’effet résultant des actes (kamma), comme aussi de montrer que les deva, bien qu’ils soient des êtres supérieurs, ne sont pas immortels ni ne sont des créateurs, mais qu’ils évoluent, comme tout autre, en étant conditionnés par leurs actes.
    Il n’existe pas de traduction en français de ce recueil ; une traduction très partielle (deux récits…), en anglais, est accessible sur le site Internet : Acces to Insight

    7 – Petavatthu – « Histoires de peta«  – regroupe 51 récits répartis en 4 vagga ou « sections ». Ces récits évoquent la destinée malheureuse des êtres ayant commis des « actions malfaisantes » (pāpa-kamma) – en contraste avec le recueil précédent du Vināmavatthu. Il concerne plus particulièrement l’existence des peta, les « trépassés » ou « fantômes affamés », dominés par l’avidité, dont la principale souffrance est le manque des « nécessités » essentielles : nourriture, vêtement, logement. Mais ce recueil est aussi l’occasion de montrer les bénéfices du don (dāna) et, notamment, du « don d’acquisition » (pattidāna) par lequel les proches de personnes renées dans cet état peuvent effectuer une « action bienfaisante » en leur nom et leur donnent ainsi l’occasion d’en bénéficier en s’en réjouissant (ce que l’on appelle communément un « transfert de mérite »).
    Il n’existe pas de traduction en français de ce recueil ; le site Internet en anglais « Acces to Insight » ne propose la traduction que d’un seul de ces récits, le plus célèbre : le Tirokudda-kanda qui évoque la façon dont le roi Bimbisāra apporte soulagement à d’anciens proches en faisant de généreuses offrandes de nourriture, de vêtements et de logements au Buddha et à sa communauté.

    8 – Theragātha – « Stances des Anciens » – comporte 264 poèmes (1.291 stances) répartis en 21 « collections » (nipāta), en fonction de leur longueur (de 1 stance à plus de 50…).
    9 – Therīgātha – « Stances des Anciennes » – comporte 73 poèmes, répartis en 16 « collections ».
    Les termes thera et therī, aujourd’hui traduit par « Anciens » et « Anciennes », selon leur signification « institutionnelle » de « grade monastique » (est considéré comme thera un bhikkhu ayant dix ans d’ordination), doivent plus probablement être compris ici comme synonyme d’arahant (« méritant »), titre honorifique attribué à toute personne ayant atteint la Réalisation de l’Eveil et de la Libération – c’est l’un des titres du Buddha….
    Ces récits (pour les plus longs) ou simples « proclamations » (pour les plus courts) sont sensés avoir été prononcés par les principaux disciples directs du Buddha. Ils évoquent leur expérience de l’Eveil et de la Libération, leurs difficultés (souvent présentées sous la forme d’un « combat avec Māra »), parfois aussi leur vie avant d’entrer dans la Communauté.
    Le Therīgātha a fait l’objet de deux traductions en français :
    => une traduction presque complète, accompagnée d’une présentation historique et « sociologique », dans l’ouvrage (traduit de l’anglais) de Susan Mercott : Bouddha et les femmes – Les premières femmes bouddhistes d’après le Therigatha (éd. Albin Michel, Paris, 1998 – sur Amazon ; ce livre est disponible au CIDEB, bibliothèque de l’IEB)
    => une traduction intégrale, de Danielle Masset, Stances des Theri (éd. de la Pali Text Society, Oxford, 2005 – sur le site de la PTS ; ce livre est disponible au CIDEB, bibliothèque de l’IEB)
    Le Theragātha a fait lui aussi l’objet d’une traduction intégrale par Danielle Masset, Stances des Thera (éd. de la Pali Text Society, Oxford, 2010 – sur le site de la PTS ; ce livre est disponible au CIDEB, bibliothèque de l’IEB).
    On en trouvera une traduction partielle (« collection » 1, seulement, avec renvoi vers une traduction en anglais pour les 20 autres…), sur le site : http://www.canonpali.org/

    10 – Apadāna – « Histoires » – est un recueil de biographies en vers du Buddha Gotama, de 41 pacceka-buddha (Buddha « solitaires »), de 549 arahant bhikkhu et de 40 arahant bhikkhunī. L’Apadāna est considéré comme une addition tardive au Canon. Il n’existe aucune traduction en français ni en anglais de ce recueil…

    11 – Buddhavaṃsa – « Chronique des buddha«  – relate la vie du Buddha Gotama et des 24 buddha qui l’ont précédé sous une forme stéréotypée, très répétitive !… Les premiers chapitres, très différents, évoquent le personnage de Sumedha, « pré-existence » du futur Buddha Gotama lorsqu’il rencontre le buddha Dīpankara et produit la « pensée d’Eveil » par laquelle il s’engage sur la Voie du bodhisatta.
    Cet épisode a été traduit en français et figure en annexe de Introduction au Bouddhisme, de Jacques Martin (éd. du Cerf, coll. « Patrimoines – Bouddhismes », Paris, 1989 – sur Amazon ; ce livre est disponible au CIDEB, bibliothèque de l’IEB)
    Une traduction intégrale, en anglais, a été publiée sous le titre de Minor Anthologies (Vol III) — Buddhavamsa : Chronicles of Buddhas and Cariyapitaka : Basket of Conduct, trad. de I.B. Horner (éd. Pali Text Society, Oxford, 1975 ; ce livre est disponible au CIDEB, bibliothèque de l’IEB). On trouvera aussi quelques extraits (en anglais) sur le site : http://www.thisismyanmar.com/nibbana/gotama/gcob.htm

    12 – Cariyāpiṭaka – « Corbeille de la conduite » – rassemble 35 récits résumés des « Vies antérieures » (Jātaka) du Buddha. Rassemblées par thématique, elles illustrent les pratiques « extrêmes » (pāramī) entreprises par le bodhisatta afin de parvenir à l’Eveil suprême.
    Une traduction française en a été publiée dans les « Bulletins de l’Ecole Française d’Extrême-Orient » (P. S. Dhammarama et André Bareau – Les récits canoniques du Cariyâpitaka et les Jâtaka pâli. Traduction du Cariyâpitaka – PDF à télécharger – BEFEO, 1963 – Volume 51, Numéro 2 – p. 321 – 390)

    13 – Jātaka – « A propos des naissances » – ce recueil regroupe 547 récits de « vies antérieures » du futur Buddha Gotama, regroupées en 22 « collections » (nipāta), en fonction de leur longueur et non par ordre chronologique (comme c’est très souvent le cas dans le canon pāli…). Ces récits sont très souvent d’anciens contes indiens de type « fables » (on en retrouve même certains chez La Fontaine !…) réemployés par la communauté bouddhique pour mettre en valeur des « vertus » proprement bouddhiques (notamment les pratiques « extrêmes » – pāramī – du bodhisatta) sous une forme accessible à tout public ! Les plus importants (en taille et en popularité) de ces récits sont surtout les dix derniers, parfois réunis en un ensemble séparé – le Mahānipāta – et plus précisément le tout dernier (l’avant-avant-dernière vie du futur Buddha…), le Vessantara-Jātaka.
    Aucune traduction complète du recueil des Jātaka n’a été publié en français, mais il existe plusieurs « anthologies », assez anciennes, qui proposent des versions parfois « réécrites » dans un style « moderne » ; citons notamment, comme les plus fidèles aux originaux :
    => Le « Vessanta-Jātaka » ou l’avant-dernière incarnation du Bouddha Gotama – une épopée bouddhique, traduit et présenté par Jean-Pierre Osier (éd. du Cerf, coll. « Patrimoines – Bouddhismes », Paris, 2010 – sur Amazon ; ce livre est disponible au CIDEB, bibliothèque de l’IEB).
    => Choix de Jâtaka, extraits des Vies antérieures du Bouddha, traduit du pāli par Ginette Terral (éd. Gallimard, coll. « Connaissance de l’Orient », Paris, 1958 – sur Amazon ; ce livre est disponible au CIDEB, bibliothèque de l’IEB) 
    => Les vies antérieures du Bouddha, d’après les textes et les monuments de l’Inde, d’Alfred Foucher (éd. PUF, Paris, 1955 – sur Amazon ; ce livre est disponible au CIDEB, bibliothèque de l’IEB).
    On trouvera sur Internet une petite anthologie en traduction française de dix Jātaka, sur le site : http://www.reocities.com/teravada.geo/indsut.html ; il existe aussi une copie intégrale des six volumes des traductions en anglais publiées par la Pali Text Society, entre 1895 et 1907 (!!…), sur le site : http://www.sacred-texts.com/bud/index.htm#jataka
    On pourra aussi consulter, à partir des traductions chinoises d’un recueil sanskrit (présentant quelques différences avec le recueil du canon pāli) : Cinq cents contes et apologues, extraits du Tripitaka chinois, traduits par Edouard Chavannes (1ère éd. Librairie Ernest Leroux, 1910-1911-1934, réédition chez Adrien Maisonneuve, Paris, 1962, en 3 volumes).

    14 – Niddesa – « Exposition » – est un recueil de type abhidhamma, traditionnellement attribué à Sariputta. Il consiste en une série de commentaires sur certaines sections du Sutta Nipāta. La première partie, le Mahā-niddesa, est un commentaire de l’Atthakavagga ; le deuxième, le Cūla-niddesa, un commentaire sur le Parayanavagga et le Khaggavisana-sutta (Sn 1.3).
    Il n’en existe aucune traduction en français…

    15 – Patisambhidamagga – « Voie de la discrimination » – comporte trois vagga ou « sections », composé chacun de dix chapitres (kathā) : le Mahā-vagga (« Grande section ») présente une énumération (mātikā) de 73 types de connaissance (ñāṇa) qui sont ensuite présentées en détail ; le Yuganandha-vagga (« Section des attelages ») propose une série de questions auxquelles il sera répondu dans le Pañña-vagga (« Section de la sagesse »).
    La tradition attribue ce recueil à Sariputta, le disciple principal du Buddha, réputé pour sa sagesse. Mais cet ouvrage a très probablement été composé aux alentours du ~IIe s. Il constitue une ébauche de systématisation de type abhidhamma.
    Il n’existe aucune traduction en français de ce recueil, mais on peut télécharger une traduction anglaise, sous format PDF, sur le site : http://www.archive.org/

    16 – Nettippakarana
    17 – Petakopadesa
    Ces deux ouvrages – admis comme canoniques uniquement par les Birmans – se présentent comme des traités de type abhidhamma. Il n’en existe aucune traduction en français.
    On en trouvera une description critique sur le site (en anglais) :
    => http://www.dhammawiki.com/index.php?title=Nettippakarana
    => http://www.dhammawiki.com/index.php?title=Petakopadesa

    18 – Milindapañha – « Questions de Milinda » – est un petit traité relatant les entretiens entre le roi indo-grec Ménandre Ier (Milinda, en pāli) et le bhikkhu Nagasena, personnage vraisemblablement imaginaire. Le Milindapañha a probablement été composé en sanskrit, au début de l’ère chrétienne, dans le nord-ouest de l’Inde ou au Gandhara, au sein de l’école du Sarvāstivāda. Le succès de cette oeuvre atypique – sous forme de dialogue – explique qu’elle a été traduite en pāli (vraisemblablement aux alentours du IIIe ou du IVe siècle de notre ère) et intégrée dans le Canon, du moins chez les Birmans (les autres communautés theravadines considérant le texte comme un traité « para-canonique »).
    Pour plus d’informations sur ce texte, on pourra consulter l’un de nos « Dossiers thématiques » de juin 2008.
    Deux traductions en français ont été publiées. La plus complète propose le texte intégral de la version en pāli, en 7 chapitres, sous le titre de Entretiens de Milinda et Nagasena, d’Edith Nolot (Gallimard, coll. « Connaissance de l’Orient » n° 86, Paris, 1995 – sur Amazon ; ce livre est disponible au CIDEB, bibliothèque de l’IEB).
    La version « courte » (vraisemblabement l’original sarvāstivādin… originellement en sanskrit), qui ne comporte qu’une Introduction et deux « dialogues », a été publiée dès 1923 par Louis Finot aux éditions Bossard, rééditées par Gallimard en 1992 sous le titre « Milinda-Pañha. Les questions de Milinda », coll. « Connaissance de l’Orient » n° 55 – sur Amazon ; ce livre est disponible au CIDEB, bibliothèque de l’IEB ;.cette version est aussi accessible sur Internet : PDF à télécharger).

    Vous trouverez d’autres traductions françaises, sur Internet, d’un choix de textes tirés des Saṃyutta-Nikāya et Aṅguttara-Nikāya, Khuddhaka-Nikāya et Vinaya Piṭaka, (rien de l’Abhidhamma Piṭaka…), sur les trois sites :

    => Sutta central (« Early Buddhist texts, translations, and parallels ») : https://suttacentral.net/
    => Buddha-vacana (« Parole du Buddha ») : http://www.buddha-vacana.org/fr/index.html
    => Portail sans porte du Canon pali : http://www.canonpali.org/index.html

     

    Partager Facebook LinkedIn Twitter WhatsApp Email
    Institut d'Études Bouddhiques
    • Website

    Suggestions d'articles

    Bodhgāya, Sārnāth, Kuśināgar…. géographie sacrée de l’Inde bouddhique

    Autour du livre « Bouddhisme et philosophie »

    Bhikkhu occidental dans les pays du Theravāda

    Pratiques bouddhistes au CIDEB

    cours bouddhisme
    annuaire centres bouddhistes
    glossaire termes bouddhiques
    Suivez-nous sur :
    • Facebook
    • Twitter
    • Instagram
    • YouTube
    • LinkedIn
    À propos de l’IEB
    À propos de l'IEB

    L’Institut d’Études Bouddhiques est un centre francophone dédié à l’étude et à la transmission des traditions bouddhiques. Depuis près de 30 ans, il propose des cours, conférences et publications pour rendre le bouddhisme accessible au plus grand nombre.

    Adresse : MVAC 22, rue Deparcieux IEB -BAL 68, 75014 Paris
    Courriel : ieb@bouddhismes.eu
    Téléphone : +33-9.72.65.82.03

    Notre sélection d'articles

    La femme et le féminin dans le bouddhisme

    Japon : un bodhisattva androïde officie à Kyōto

    La mort, et après ?!…

    Vipassanā : « le chemin le plus court » selon l’ancienne tradition lao

    Restez informé de l’actualité de l’IEB

    Recevez nos dernières actualités, les annonces de nouveaux cours, conférences et publications directement dans votre boîte mail.

    loader

    Adresse email*

    Prénom

    Nom

    Facebook Instagram LinkedIn X (Twitter) YouTube
    • Découvrir
    • S’informer
    • Étudier
    • Nos publications
    • À propos de l’IEB
    © 2026 Institut d'Études Bouddhiques. Créé par Into the Flow.

    Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.