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    Art bouddhique

    Reconnaître les āsana et autres postures

    Institut d'Études BouddhiquesPar Institut d'Études Bouddhiques15 minutes de lecture
    Les asana 02
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    Après vous avoir présenté la manière de « reconnaître les gestes symboliques », nous vous proposons aujourd’hui de « reconnaître les postures » des personnages et déités bouddhiques.
    Cette reconnaissance est complexe : si les plus anciens mudrā (« gestes symboliques ») correspondent souvent à un événement précis, la posture seule ne permet pas de reconnaître une scène, un événement ou un personnage ; elle participe, au même titre que le reste du corps, à une expression globale qui, elle, permettra l’identification recherchée.
    Nombre d’attitudes et de postures puisent leurs plus anciennes sources dans les traités de yoga et de danse de l’Inde ancienne ; la posture de méditation, posture la plus habituelle pour représenter le Buddha historique, est même représentée sur des sceaux de la civilisation de l’Indus, il y a quatre mille ans.

     

    On a coutume de distinguer les attitudes (1) assises, (2) agenouillées et à demi levées, (3) debout, (4) couchées, (5) volantes et (6) conjointes ; nous présentons ci-après les principales attitudes adoptées dans l’iconographie bouddhique, toute analyse exhaustive étant impossible, car, lorsque l’on rentre dans le détail des représentations, le nombre de postures est illimité !…

     

     

    1. Postures assises ou āsana

     A – Les postures assises avec les deux jambes repliées

    La posture assise, simple en apparence, se révèle complexe lorsqu’on analyse toutes les combinaisons possibles : jambes plus ou moins croisées avec les deux plantes de pieds visibles ; pied gauche sur la cuisse droite, le pied droit étant invisible ; pied droit sur la cuisse gauche, le pied gauche étant invisible ; cuisses légèrement relevées avec les pieds reposant alors sur le siège ; un pied posé sur une cuisse et l’autre sur le siège…

    1) La posture du lotus

    La posture de méditation ou du lotus, padmāsana – appelée aussi vajrāsana ou vajraparyaṅka (posture du diamant) -, est la plus célèbre de toutes les postures, c’est celle adoptée par le Buddha Gautama Śākyamuni lors de ses méditations au pied de l’arbre de la bodhi, lors de l’assaut de Māra et lors de son Éveil.

    Les jambes sont croisées, les pieds reposent sur la cuisse opposée, les deux plantes des pieds sont apparentes. Cette posture de l’ascète en méditation, outre le Buddha, concerne toutes les déités et les personnages historiques du panthéon bouddhique lors de leur méditation.

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    Maitreya, bronze népalais du XVIIe siècle, National Museum, Delhi, DR – Photo Florian Damas

    2) Quelques autres postures assises avec jambes repliées

    Il existe des variantes de la posture du lotus ; nous en présentons ci-dessous quelques schémas : jambes plus ou moins croisées, genoux plus ou moins levés, plantes de pieds plus ou moins visibles.

    Dans la posture « en demi lotus », vīrāsana ou ardhapadmāsana, symbole de l’héroïsme, un seul pied est apparent ; l’un des deux pieds repose sur le sol et la cuisse opposée le recouvre tandis que l’autre pied, dont on aperçoit la plante, repose sur la cuisse.

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    Le Buddha Gotama en vīrāsana, Birmanie – photo Michel Gotin

    Dans l’attitude noble, sattvaparyaṅka, le personnage est assis en tailleur, les jambes sont repliées l’une sur l’autre, elles ne sont pas croisées, les pieds reposent sur le sol ou le siège, une seule plante des pieds est visible.

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    Le Buddha Gotama Musée Royal, Luang Prabang, Laos – Photo C. Soubiran

    Dans l’attitude sattvāsana (ci-dessous) les pieds sont croisés au niveau des chevilles, le pied droit est situé devant ; elle est le symbole de l’attention à autrui.

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    Dans la posture utkūṭakāsana ou yogāsana (ci-dessous), les genoux sont relevés et les mains reposent dessus, les jambes sont croisées au niveau des chevilles, les plantes des pieds reposent sur le sol ou sur le siège. Cette posture est adoptée par les ascètes en méditation ou par la déesse tantrique Ulūkī de la lignée d’Amitābha.

    Les asana 09

    B – Les postures assises avec une jambe repliée

    1) La posture d’aisance royale – mahārājalīlāsana.

    Dans cette posture, le personnage est assis, les deux jambes sont écartées, la jambe gauche est pliée sur le siège, orteils recourbés vers le sol ou allongés sur le côté ; la jambe droite est redressée, genou plié, orteils recourbés vers le sol, le bras repose sur le genou par le poignet ou l’avant-bras ; l’attitude inverse jambe droite pliée et jambe gauche redressée porte le même nom. L’illustration choisie est une sculpture d’Avalokiteśvara.

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    2) La posture du penseur – mahākāruṇika

    Les asana 12La posture de personnages penseurs est très ancienne : on trouve des représentations de Māra sous cette forme dès le IIe siècle av. J.-C. sur la barrière du stūpa de Bhārhūt ; mais c’est surtout dans les reliefs gandhariens que les exemples anciens foisonnent, à l’exemple du jeune Siddhārtha pendant la première méditation, lors de la grande renonciation et lorsque les dieux l’invitent à prêcher après son illumination ; de même, des disciples et des dévôts (pārāyaṇa) de Śākyamuni sont représentés dans cette attitude ; enfin, et toujours au Gandhāra, les exemples les plus célèbres montrent des représentations d’Avalokiteśvara. Selon Louis Frédéric cette attitude passa ensuite en Chine, en Corée puis au Japon ; on trouve dans ces différents pays de très belles sculptures de Maitreya, de Mañjuśrī et d’Avalokiteśvara dans cette posture.

    Il existe de nombreuses variations de cette attitude, paume de la main ou index posé sur la joue ou sur le front, attitude penchée sur le côté droit ou sur le côté gauche…

    Milarepa dans sa grotte n’est pas représenté ici selon l’iconographie classique le montrant la paume de main contre son oreille mais en posture de penseur (Peinture sur toile XVIIIe siècle, Photo Hugo Maertens).

    3) Posture avec jambe droite pendante – lalitāsana

    Lalitāsana ou ardhaparyaṅka ou lalitākṣepa : les deux jambes sont écartées, la jambe gauche est repliée sur le siège et la plante touche la cuisse droite, la jambe droite pend, c’est un symbole de sérénité.

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    Avalokiteśvara style pāla, Indian Museum, Kolkata DR – Photo G. Bellocq

    4) Posture avec jambe gauche pendante – vāmārdhaparyaṅka

    Dans l’attitude inverse, vāmārdhaparyaṅka ou vāmordhvaparyaṅka, la jambe droite est repliée et la jambe gauche pend ; cette posture est fréquente chez Mañjuśrī mais on la trouve chez d’autres déités comme Vajrapānī, dans l’illustration suivante.

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    Vajrapānī style Pāla, Indian Museum, Kolkata DR – Photo G. Bellocq

     

    C – Les postures assises avec les deux jambes allongées

    L’attitude favorable, bhadrāsana, ou attitude aux pieds pendants, pralambapāsana, est appelée « posture à l’européenne » ou « posture royale » ; selon le cas, les jambes sont droites ou légèrement écartés, les pieds reposent sur le sol ou sur un coussin. Cette posture est adoptée dans tous les pays pratiquant le bouddhisme, tous les styles d’art bouddhique et toutes les écoles. Maitreya est souvent représenté sous cette forme que l’on trouve aussi dans l’art de Dvāravatī, comme dans l’illustration choisie.

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    Buddha prêchant calcaire, VIIe-VIIIe siècle musée national Phra Pathos Chedi de Nakhon Pathom, Thaïlande (RD)

     

    2. Posture agenouillée – januparyaṅka

    La déité peut être agenouillée sur le côté gauche (schéma de gauche) ou sur le côté droit comme dans la présente illustration où le genou droit repose sur le sol, la jambe gauche est repliée et soutient le coude. Cette statue représente Ācala, déité protectrice du nord-est et des enseignements de Śākyamuni. Cette déité est représentée en xylographie dans plusieurs ouvrages canoniques ou iconographiques des XVIIe et XVIIIe siècle et en statue dans l’une des chapelles du pavillon Pao-hsiang Lou de la cité interdite de Pékin ou, comme ici, dans des collections privées. L’illustration choisie est la magnifique statue en pierre polychrome de la collection Alain Bordier (DR), Tibet, XIIIe siècle. Cette posture est également adoptée par certaines formes d’Amitābha, d’Avalokiteśvara et de Vajrapāṇi.

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    3. Postures debout ou sthānaka

    Les principales postures statiques sont de trois ordres : la posture droite (samabhaṅga) appelée samāpadāsana, en légère flexion (dvibhaṅga) ou en triple flexion (tribhaṅga).

    Les postures dynamiques présentent des personnages penchés vers la gauche (ālīḍha), vers la droite (pratyālīḍha), en équilibre sur une jambe (ūrdhvapāda) ou marchant.

    A – Les postures debout statiques

    1) La posture statique droite, samāpadāsana

    Dans la posture statique droite, samāpadāsana, le corps est droit et équilibré, les jambes verticales sont légèrement écartées, le poids du corps est réparti équitablement sur les deux pieds.

    L’illustration choisie présente Avalokiteśvara à onze têtes et mille bras ou Ekādaśamukha ; toutes les grandes figures du panthéon bouddhique ont une forme paisible en samāpadāsana.

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    2) La posture statique en légère flexion, dvibhaṅgāsana

    La posture est très proche de la précédente, la seule différence vient du poids du corps qui sera légèrement reporté sur l’une des deux jambes, ici la droite, ce qui provoque un léger déhanchement. (Illustration à droite)

    Les asana 24

     

     

     

     

    3) La posture statique en triple flexion, tribhaṅgāsana

    (illustration à gauche) La tête est inclinée sur un côté, la ligne du buste prend l’inclinaison opposée et la bas du corps penche vers le même côté que la tête.

    Le croquis du peintre du XVIIe repris ici représente Vajravārāhī ; certaines formes de Maitreya, de Tārā et d’Avalokiteśvara adoptent aussi cette posture.

        

     

    B – Les postures debout dynamiques

    1) La posture fléchie vers la gauche

    La posture ālīḍhāsana est une attitude debout, jambe gauche fléchie, jambe droite tendue, elle est le symbole de l’héroïsme. L’illustration choisie montre la ḍākinī Vajrayoginī, déesse courroucée, émanation de Ratnasambhava.

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     2) La posture fléchie vers la droite

    L’attitude inverse ou pratyālīḍhāsana présente le personnage avec la jambe droite fléchie et la jambe gauche tendue ; elle est le symbole de la destruction et, à ce titre, est adoptée par de nombreuses divinités courroucées comme Bhairava, Hayagrīva, Hevajra, Kālacakra, ou, à l’exemple de l’illustration retenue ci-dessous, Māhākala.

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    Dans la posture appelée ardhaparyaṅkasana ou ūrdhvapāda, la jambe gauche est fléchie, elle porte le poids du corps, la jambe droite est repliée presque à l’horizontale. On la trouve au Cambodge, en Chine et au Tibet.

    Lorsqu’elle est adoptée par des personnages paisibles, on parle d’attitude dansante, elle trouverait ses origines auprès de Śiva dansant ; elle symbolise alors, tout comme la posture lalitāsana, la sérénité.

    Cette posture est également adoptée par des déités courroucées (certaines formes d’Hevajra, d’Heruka et de ḍākinī) qui piétinent des personnages subjugués.

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    La princesse Mandarava, l’une des épouses de Padmasambhava, en ardhaparyaṅkasana. Peinture contemporaine.

     

    Les asana 313) Le Buddha marchant

    Le dernier exemple retenu de posture dynamique est celle adoptée par les Buddha marchant que l’on trouve surtout en Thaïlande et au Laos.

    Les Bouddhas marchant semblent apparaître en Thaïlande au royaume du Lān Nā et à Sukhothaï.

    à gauche : statue en bronze du XIVe ou XVe siècle Musée Nationale de Bangkok, DR.

    Lors de votre prochaine visite au CIDEB vous pourrez observer une statue de Bouddha marchant exposée sur nos étagères. 

     

    4. Les postures couchées ou śayana

    Nous pouvons observer trois grandes catégories de postures couchées, la plus célèbre est celle adoptée pour les représentations de Śākyamuni lors de son parinirvāṇa, la seconde est celle de la reine Māyādevī lors de la conception de Siddhārta par l’éléphant blanc et enfin les déités ou personnages subjugués.

    1) Le parinirvāṇa

    Lors de la représentation de son parinirvāṇa, Śākyamuni est allongé sur le côté, sa main droite soutient la tête, le bras et la main gauche sont allongés sur le corps. Cette posture est adoptée dans tous les pays pratiquant le bouddhisme, tous les styles d’art bouddhique et toutes les écoles.

    Plus que tout autre sujet, ce thème a toujours fait l’objet de sculptures de toutes tailles, y compris monumentales.

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    Buddha gandharien, Indian Museum, Kolkata, IIe ou IIIe siècle, DR, Photo G. Bellocq, et Buddha Pāla, Indian Museum, Kolkata, Xe siècle, DR, Photo G. Bellocq

    Les asana 34
    Le Buddha Gotama en Parinirvāṇasana, Laos – Photo Michel Gotin

    Les asana 352) Le rêve de Māyā et la conception de Siddhārta

    « Le bodhisattva étant descendu de l’excellent séjour du tuṣita … entra dans le sein de sa mère par le flanc droit … sous la figure d’un petit éléphant blanc à six défenses, à la tête couleur de la cochenille, ayant les dents comme une ligne d’or ». Extrait du Lalitavistarasūtra, chap. VI.

    A droite : le rêve de Māyā panneau du Gandhara, IIe ou IIIe siècle

    3) Les personnages subjugués

    Les personnages subjugués sont généralement des déités hindoues piétinées par des divinités tantriques courroucées, ils peuvent aussi représenter des symboles.

    Les asana 36

    Dans ce croquis extrait d’un traité technique d’iconométrie réalisé en 1687 par Sangs rgyas rgya mtsho (1653-1705), administrateur civil sous les Ve et le VIe Dalaï-Lama, on voit Śaṃvara écraser les deux déesses hindoues Bhairava et Kālarātrī.

    Les asana 37

     

     

     

     

     

     

    Cette peinture murale tibétaine présente Mahākāla à quatre visages, deux bleus, un rouge et un blanc, et quatre bras ; il piétine un personnage marron symbolisant l’égo.

     

    5. Les attitudes volantes

    Les plus anciennes stèles bouddhiques du début de notre ère, à l’exemple de celle représentée ci-dessous, présentent deux déités volantes qui rendent hommage au Buddha historique ; remarquez le traitement des jambes repliées et décalées ainsi que les vêtements flottants qui ajoutent du mouvement et du dynamisme ; le bras extérieur a disparu tandis que le bras dirigé vers la stèle montre clairement que le geste d’hommage habituel dans ce type de sculpture (mains jointes ou añjali-mudrā) n’était pas celui adopté ici.

    Les asana 38

    Cette stèle représente le Buddha entouré de part et d’autre d’Indra et de Brahmā, l’ensemble étant représenté en gris ; en haut de la stèle deux déités volantes dans leur couleur d’origine rendent hommage au Maître.

    Epoque kouchane, début du IIe siècle, Mathurā Museum, Uttar Pradesh, Inde – photo Guy Bellocq, 2008.

     

     

     

    Les asana 39

    Nous trouvons ces gracieuses déités volantes, les apsara, peintes sur les plafonds des grottes des oasis de la route de la soie, par exemple à Dunhuang ou ici à Dungkar, grotte de méditation située non loin de Thöling dans le Tibet occidental du Ngari.

    Peinture murale du XIIe siècle – photo Guy Bellocq, 2009.

     

      

    6. Les attitudes conjointes

    La posture des divinités enlacées en union sexuelle ou mystique est généralement appelée par son nom tibétain de Yab-yum. Elle illustre d’une manière générale l’union des deux principes, le masculin symbole des moyens à mettre en œuvre (upāya) et le féminin symbole de la connaissance, de la sagesse (prajñā). Selon que le personnage représenté sera paisible ou courroucé, nous trouverons des postures assises ou debout.

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    Bouddha primordial Samantabhadra (bleu) en union avec sa parèdre Samanthabadri (blanche) ; ils symbolisent la clarté et la vacuité.

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    Dans la peinture de thangka ci-dessus à droite, Cakrasaṃvara à 12 bras, de couleur bleue, est en posture ālīḍhasana, sa parèdre Vajravārāhī, représentée en rouge, est en posture pratyālīḍhasana ; ils symbolisent respectivement les moyens (upāya) à mettre en œuvre pour atteindre la compassion et l’éveil, et la sagesse (prajñā) à déployer pour prendre conscience de la vacuité.

    Quelques autres exemples de postures : les Mahāsiddha

    Les représentations des personnages du panthéon bouddhique sont largement codifiées ; il existe des exceptions à l’exemple des Mahāsiddha, ces grands maîtres de toutes conditions sociales qui ont atteint les plus hauts niveaux de réalisation spirituelle, non plus par la renonciation aux passions comme dans le cas des arhat, mais en les transmutant par des méditations et des pratiques, les sādhana, en moyens de libération.

    La multiplicité des textes les décrivant et les pouvoirs merveilleux acquis lors de leurs ascèses et méditations ont permis aux peintres de laisser libre cours à leur talent et à leur imagination. Nous reproduisons ici quelques exemples de ces représentations de Mahāsiddha, superbes peintures du XVe siècle situées dans la Lam ‘bras lha khang (chapelle Lamdrè) du complexe de Gyantse (province du Tsang, Tibet central). (Photo Guy Bellocq, 2013).

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    • Les Dieux du Bouddhisme, Louis Frédéric, Flammarion, 1992, pp 48-54
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    • An Encyclopedia of Buddhist Deities, Demigods, Godlings, Saints and Demons, Fredrick Bunce, DK Printworld (P) Ltd, New Delhi, 1994, pp.1013-1018
    • Vers l’Art Sacré du Tibet : Techniques – Divinités – Itinéraires , Nathalie Gyatso, éditions Claire Lumière, 1994, pp.53-59
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    • Petite Encyclopédie des Divinités et Symboles du Bouddhisme Tibétain, Tcheuky Sèngué, éditions Claire Lumière, 2002, pp. 449-452
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