Conférence-débat proposée dans le cadre d’une Soirée, le mardi 15 octobre 2013
avec Emmanuel Ollivier
Comme tout autre « étranger », les bhikkhu d’origine occidentale, en Asie du sud-est, sont appelés farang. Une expérience vécue par Emmanuel Ollivier durant une année, en 2006, quand cet adepte du Zen décide de « prendre les préceptes » dans la tradition du Theravāda afin de connaître la vie « monastique » traditionnelle du bouddhisme sud-asiatique.
Emmanuel Ollivier évoque son séjour en Thaïlande, au Laos et au Cambodge, à la recherche du bouddhisme « authentique », la pratique des règles dans le bouddhisme Theravāda, la vie dans la forêt, le statut du bhikkhu au quotidien… mais aussi ses désillusions vis-à-vis des aspects culturel, religieux et financier du bouddhisme, ainsi que l’expérience de son « retour » à la vie civile…
Engagé professionnellement dans l’action sociale depuis plusieurs années, Emmanuel Ollivier a commencé à pratiquer la méditation dans la tradition du Zen, d’abord dans le Sangha de Maître Deshimaru puis auprès d’autres enseignants. Il rencontre en 2002 l’enseignant zen Bernie Glassman et décide de s’orienter vers un bouddhisme engagé alliant étude du Dharma et action sociale auprès des grands exclus à Paris et des actions en Asie du Sud est. Après son expérience de bhikkhu en Thaïlande, désormais revenu à la vie civile, il dirige des établissements sociaux tout en enseignant à l’université de Reims et dans différentes écoles qui forment les travailleurs sociaux.