Conférence-débat proposée dans le cadre d’une Soirée, le mardi 11 février 2014
Autour du livre Bouddhisme et philosophie (éd. L’Harmattan, 2008) avec Françoise Bonardel
Est-ce au prix d’un malentendu que le bouddhisme est supposé avoir « rencontré » l’Occident ? A l’incompréhension qui fut d’abord celle des philosophes occidentaux a succédé un enthousiasme contagieux pour cette « philosophie », à laquelle nombre d’Occidentaux prêtent aujourd’hui toutes les vertus. On pense même trouver dans l’enseignement du Bouddha une rationalité quasi scientifique et un athéisme purificateur capables de réconcilier les plus critiques envers le religieux avec une spiritualité sans Dieu. Or une confrontation plus serrée entre les enseignements bouddhiques et la tradition philosophique occidentale fait apparaître un paysage plus nuancé et des clivages plus accentués qu’il n’y paraît au premier abord. C’est à clarifier certains de ces malentendus que sont consacrés ces essais portant sur quelques questions à cet égard significatives : identité, karma, thérapeutique spirituelle, non-dualité, vacuité…
Françoise Bonardel, administratrice honoraire et enseignante de l’Institut d’Etudes Bouddhiques, agrégée de philosophie, Docteur d’Etat, est Professeur à l’Université de Paris I-Sorbonne où elle enseigne la Philosophie des religions. Disciple de Kalou Rinpotché, elle en a traduit les Instructions fondamentales (éd. A. Michel, 1990). Auteur de plusieurs ouvrages sur la tradition hermétique et alchimique, elle est l’auteur d’un essai sur Bouddhisme et philosophie (éd. L’Harmattan, 2008) et de Bouddhisme tantrique et alchimie (Dervy, 2012).