La communauté (saṃgha) des disciples du Buddha se compose, traditionnellement, de « quatre quartiers » : les « moines » (bhikṣu), les « moniales » (bhikṣunī), les « fidèles » hommes (upāsaka) et les « fidèles » femmes (upāsikā) – ceux qu’on appelle généralement « laïcs », en Occident. « Moines » et « fidèles » se distinguent par leur statut social et leur engagement dans la pratique. Les « fidèles » vivent essentiellement leur « foi » (d’où leur nom de « fidèle ») en vivant dans la société : ils sont ce qu’on appelle des « maîtres de maison », qu’ils soient célibataires ou en couple. Leur pratique est d’abord celle de l’écoute des enseignements et de l’étude (le terme upāsaka, étymologiquement,…
Auteur/autrice : Institut d'Études Bouddhiques
On ne devient pas bouddhiste par la naissance ou par un baptême mais par un engagement personnel dont l’expression formelle s’appelle la « Prise de Refuge » dans les « Trois Joyaux » : le Buddha, le Dharma et le Sangha. Cette « profession de foi » marque l’entrée dans la communauté des disciples – le Sangha – et le souhait de suivre l’enseignement – le Dharma – de celui qu’on appelle « l’Eveillé » – le Buddha.
Nous vous proposons de découvrir dans cette page le texte traditionnel, en langue pâlie, récité lors des cérémonies de « prise de refuge » et de « prise de préceptes », selon le rituel de l’école Theravâda.
Surtout connu aujourd’hui en Occident à travers les écoles tibétaines et l’école japonaise du Zen, le bouddhisme est né et s’est d’abord développé en Inde. C’est dans ce pays que l’enseignement a pris forme et s’est diversifié. Du Ve siècle avant Jésus-Christ jusqu’au XIIe siècle de notre ère, de multiples courants et écoles y ont vu le jour et, de là, ont répandu les enseignements du Buddha dans l’ensemble du continent asiatique. Les différentes écoles actuelles peuvent ainsi être présentées selon leurs références doctrinales, qui résultent de l’évolution historique du bouddhisme en Inde, ou selon leur répartition géographique, en fonction des évolutions…
Le bouddhisme s’est toujours voulu une religion missionnaire, quoique non prosélyte. Une règle impose d’ailleurs aux moines de n’enseigner que si la demande leur en a été faite par trois fois. Cela dit, dès que la communauté a compté soixante disciples parvenus à l’Eveil, le Bouddha les a poussés à « parcourir le monde et diffuser la Bonne Loi, pour le bonheur et le profit du plus grand nombre ». Au Ve siècle av. J.-C., cette diffusion n’a guère dépassé la vallée du Gange que le Bouddha a parcouru durant quarante ans de prédication. Quelques disciples semblent avoir été jusqu’à…
Doctrinalement, le bouddhisme « ancien », le « Grand Véhicule » (Mahâyâna) et le Véhicule de Diamant (Vajrayâna) se distinguent par leur vision du Bouddha, leurs textes de référence (le « canon ») et la « Voie » qu’ils proposent – c’est-à-dire les pratiques particulières qui en découlent.
En se diffusant hors de l’Inde, le bouddhisme s’est « acclimaté » aux cultures dans lesquelles il s’est implanté, imprimant des caractéristiques particulières aux différentes écoles des trois grandes aires géographiques de l’Asie du sud-est, de l’Extrême-Orient et du Tibet.
Connu en Europe dès le Moyen-Age, grâce aux voyageurs et aux missionnaires chrétiens, le bouddhisme ne sera véritablement étudié qu’à partir du XIXe siècle. Mais c’est au XXe siècle, seulement, que les Occidentaux commenceront à s’intéresser réellement à la « pratique » du bouddhisme, grâce aux enseignants asiatiques qui viendront s’installer en Europe et aux Etats-Unis.
On cherche souvent à mettre une « étiquette » sur l’enseignement du Bouddha : on se demande si le bouddhisme est une religion, une philosophie, une « science de l’esprit »… Mais ces étiquettes dépendent de définitions qui ont été établies au fil des siècles, en fonction de l’histoire de l’Occident. Aucune ne lui correspond vraiment exactement ! Cela n’empêche pas de tenter des comparaisons entre le bouddhisme et les principaux systèmes de pensée qui se sont développés en Occident : religieux, comme le christianisme, ou la philosophie et la science…
Une religion, généralement, s’appuie sur la croyance en l’existence d’un dieu, créateur du monde et de l’homme. Elle fournit une explication « extérieure », que l’homme subit et à laquelle il doit s’adapter. Pour être « sauvé », celui-ci doit entrer en communication avec ce dieu et respecter ses commandements.