Une religion, généralement, s’appuie sur la croyance en l’existence d’un dieu, créateur du monde et de l’homme. Elle fournit une explication « extérieure », que l’homme subit et à laquelle il doit s’adapter. Pour être « sauvé », celui-ci doit entrer en communication avec ce dieu et respecter ses commandements.
Auteur/autrice : Institut d'Études Bouddhiques
Après avoir combattu le bouddhisme comme une « fausse » religion, jusqu’au XIXe siècle, de nombreux chrétiens, aujourd’hui, se sont rapprochés des bouddhistes et ont développé un « dialogue » fructueux… au point que certains n’hésitent plus, désormais, à se considérer comme chrétien et bouddhiste à la fois ! ← Page précédente Question de définition… Page suivante → Le bouddhisme est-il une philosophie ?
La philosophie, qui s’appuie sur l’intelligence et la raison pour comprendre le monde et l’homme, est surtout aujourd’hui un discours théorique « sur » le monde, qui n’implique pas forcément de changer sa manière de vivre. Dans l’Antiquité, au contraire, les philosophes étaient aussi des « maîtres à vivre » et leur philosophie se voulait pratique. Le bouddhisme propose une démarche qui est plus proche de celle des philosophes antiques que des philosophes modernes, mais il ne s’appuie pas seulement sur la raison et l’intelligence…
Si le bouddhisme est parfois considéré comme une « science », c’est parce qu’il se présente comme un projet de recherche dont le domaine d’étude est l’esprit et les expériences de l’esprit. Le bouddhisme, cependant, ne tombe pas dans la croyance en l’existence d’une réalité « objective », que pourrait expérimenter un « sujet » observateur. La Voie qu’il propose doit mener au-delà de toute dualité « sujet-objet ».
L’Union Bouddhiste de France (UBF) estime aujourd’hui à un million le nombre de bouddhistes en France, asiatiques et « français de souche » confondus. On compte près de 500 lieux de pratique bouddhiste sur le territoire, de la petite salle de réunion aux plus grands complexes, dont près d’une centaine en région parisienne… Les bouddhistes « français-de-souche » représenteraient environ 300.000 personnes et se rattachent majoritairement aux écoles tibétaines et au Zen japonais. Mais il y a beaucoup plus à découvrir !… Les quelques études qui ont été menées à ce jour montrent que les « bouddhistes français » forment une population hétérogène et « papillonnante » :…
Le Theravāda (ou « Voie des Anciens »), en Occident, se présente sous deux formes : traditionnelle et « moderniste ». Sous sa forme traditionnelle, le Theravāda est présent par l’intermédiaire d’une quinzaine de pagodes (ou vihāra) où se réunissent les communautés exilées d’Asie du Sud-est ; sous sa forme « moderniste », par l’intermédiaire de centres ou de groupes de pratique de la méditation appelée vipassanā (« vision discriminante »), proposant un enseignement de cette méditation centrale dans l’enseignement Theravāda, mais indépendamment des formes de cultes traditionnels. Ce sont surtout ces centres que fréquentent les Occidentaux. Toutefois, quelques moines asiatiques (surtout sri-lankais) transmettent en français à la fois…
Le bouddhisme vietnamien est la forme de bouddhisme la plus répandue en France aujourd’hui… mais aussi la plus méconnue des Français ! Plus de 350.000 personnes originaires du Viêtnam vivent en effet sur le territoire et représentent ainsi plus de 60% des bouddhistes de France. Le bouddhisme vietnamien se présente essentiellement sous deux formes : la forme traditionnelle, liée à la population émigrée de l’ancienne Indochine, et une forme « moderne » représentée par le maître contemporain Thich Nhat Hanh. La forme traditionnelle est présente à travers une trentaine de pagodes, dont la plus ancienne est la « pagode de…
Très populaire dans les médias et le langage courant (« être zen… » !), le bouddhisme japonais en francophonie ne se résume pourtant pas à cette seule école ni au seul enseignement d’un maître réputé : Taisen Deshimaru… Taisen Deshimaru et l’AZIParmi les écoles bouddhistes du Japon, le Zen est de loin la plus populaire en Occident et, au sein de ses différents branches, l’Association Zen Internationale – fondée par Taisen Deshimaru (1914-1982) – occupe une place privilégiée. Pendant longtemps, cette association a été plus ou moins tenue à distance par l’école Sôtô (dont Taisen Deshimaru était issu), la plus importante des…
Le bouddhisme tibétain – de loin le plus populaire auprès des média occidentaux comme du grand public – relève essentiellement de deux formes tardives du bouddhisme : le Vajrayâna ou tantrisme bouddhique, qui apparut en Inde à partir du VIIe siècle de notre ère, et un courant nommé Dzogchen dont on pense qu’il se formalisa surtout, au Tibet même, à partir du Xe ou du XIe siècle. Histoire et caractéristiques des écoles tibétainesPadmasambhava.jpgArbre des saints de l’école Nyingmapaau centre PadmasambhavaLe Tibet est le dernier pays d’Asie à avoir reçu le bouddhisme et a bénéficié ainsi des grandes synthèses, doctrinales et…
Le glossaire que nous vous proposons ici recense les principaux termes utilisés dans les enseignements bouddhiques : noms propres, des principaux personnages, et noms communs, utilisés pour présenter la doctrine bouddhique et ses pratiques. Les entrées de ce glossaire donnent les termes en sanskrit, la langue de l’Inde la plus fréquemment employée dans la littérature bouddhique de référence. On a indiqué entre [crochets] l’ortographe des mots en pāli, autre langue de référence du bouddhisme ancien de l’Inde.